TEXTES DIVERS

L’ÉCOLE NORMALE DE CONSTANTINE
Poème par André LANDERET (promotion 1938 -
février 1982
Je revois ses grands murs et ses fenêtres hautes
Et le porche profond qui lui servait d'entrée.
Le bâtiment carré à galerie vieillotte
Veillait sur un jardin, l'un et l'autre encastrés.
Tous les murs intérieurs, tendus de vigne vierge,
Dès l'automne naissant, flambaient de toutes parts.
De sa loge assombrie, jamais notre concierge,
Jusqu'à cet oasis ne porta son regard.
Je suis sûr, maintenant, que, dans notre cloître austère
L'ombre enfin apaisée de quelque moine errant,
Devait dire, le soir, une douce prière.
Mais nous passions, sans voir, assez indifférents.
Pouvaient-
Incliner notre esprit aux choses méditées ?